Le Portugal prêt à financer une augmentation du salaire minimum

augmentation du salaire minimum

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de prendre en charge à travers le budget d’état une partie de l’augmentation du salaire minimum. Cette mesure qui prévoit de prendre en charge une partie de l’impôt social unique (ISU), correspondant à la hausse des charges liées à l’augmentation de 30 euros du salaire minimum national sera financée par le budget de l’État.

Le Portugal prêt à financer une augmentation du salaire minimum

Soulignant qu’il ne s’agit ni d’une réduction ni d’une exonération de l’impôt social unique (IST), le ministre de l’Économie a précisé que cette mesure traduisait un effort du budget de l’État. Pour soutenir les entreprises et pour atténuer l’effort que la hausse du salaire minimum qui va entraîner une augmentation des cotisations patronales a de la Sécurité sociale.

Il ne s’agit pas d’une exemption ou une réduction de l’UST. Ce que le gouvernement va faire est bien différent. Cette augmentation va être supportée par le budget de l’État, afin de pouvoir soutenir les entreprises déjà bien touchées par le COVID-19.

Afin également d’atténuer l’impact de l’augmentation du salaire minimum, qui génère naturellement une augmentation des cotisations sociale. Le gouvernement étudie la possibilité de prendre en charge l’augmentation des coûts résultant de l’UST qui devront être payés en raison de cette augmentation du salaire minimum.

Pedro Siza Vieira est intervenu lors de la conférence de presse où il a présenté les mesures qui composent le nouveau paquet de soutien aux entreprises, approuvé aujourd’hui en Conseil des ministres, suite à l’impact de la pandémie et aux mesures nécessaires pour la contenir et qui envisage à la fois la prolongation des mesures déjà lancées et le lancement de nouveaux soutiens.

Le salaire minimum national augmentera de 30 euros en janvier 2021, passant de l’actuel 635 euros à 665 euros. Pour compenser cette augmentation, le gouvernement va également actualiser les marchés publics et mettre en place une ligne de crédit pour les entreprises exportatrices d’une valeur de 4 000 euros par travailleur.

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